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Projet d’insertion des Jeunes: FEDIA forme 84 jeunes aviculteurs pour leur autonomisation économique

Projet d’insertion des Jeunes: FEDIA forme 84 jeunes aviculteurs pour leur autonomisation économique

Gagner sa vie avec l’élevage de poules locales est bien possible aujourd’hui au Togo. A condition que l’activité soit bien menée. A l’association Famille Engagée pour le Développement Inclusif en Afrique (FEDIA), on veut contribuer à en faire non seulement une source d’alimentation saine, mais également une véritable opportunité de création de richesse pour toute personne qui veut se lancer dans ce domaine. En collaboration avec l’association Paradis Sur Terre (PST), FEDIA a organisé une formation pratique en élevage de poules locales qui a bénéficié à environ 84 personnes.

Cette formation de trois jours, qui s’est déroulée en juillet et août, a été organisée en trois vagues. Elle a débuté le 3 juillet à Agoè avec la première vague et s’est achevé le 14 août à Adétikopé avec la troisième vague.

D’après Délali APEGNOWOU, Directrice exécutive de l’association FEDIA, la formation vise d’abord à encourager et booster la production de poulet local au Togo. Alors que le marché national est inondé de produits carnés importés, il s’agit de donner aux éleveurs les astuces pouvant leur permettre d’améliorer leur activité pour une production locale quantitative.

Participant de la 1ère Vague

« Nous sommes partis du constat selon lequel les produits carnés sont de plus en plus demandés parce que la population togolaise s’agrandit. Malheureusement, le marché togolais reste dominé par des produits importés qui ne sont pas toujours sains pour notre santé. Il faut inverser cette tendance », explique-t-elle.

En plus de fournir de la viande, l’élevage de poules locales constitue, selon FEDIA, une véritable opportunité de création de richesse et d’emplois pour les éleveurs et les jeunes. Une autre raison qui justifie la formation initiée par l’association.

« Beaucoup l’ignorent peut-être. Mais bien menée, cette activité peut constituer une véritable source de richesse pour l’éleveur. Aujourd’hui, les jeunes sont à la recherche du mieux-être et d’un emploi, mais ne savent pas qu’ils peuvent gagner leur vie en étant éleveur de poules locales. C’est donc un domaine novateur et pourvoyeur d’emploi. A l’association FEDIA, nous nous sommes dit qu’il est judicieux de donner de la matière aux gens afin de leur permettre de bien rentabiliser ce qu’ils savent faire déjà », indique Mme APEGNOWOU.

Participants de la 2ième vague

5 poules pour en produire 1000 par an

Dans beaucoup de localités au Togo, l’élevage des poules locales rapporte de l’argent aux paysans. Toutefois, les poules issues de cette activité sont souvent peu nombreuses parce que la plupart des éleveurs ne disposent pas des clés pour améliorer leur travail. 

Or, bien que n’étant pas un métier nouveau, l’élevage fait appel, au jour le jour, à de nouvelles techniques et de nouvelles connaissances.  La formation organisée par FEDIA a donc consisté à initier les participants, en majorité des éleveurs, en une technique très rentable. Il s’agit de la technique dénommée « 5 pour 1000 » qui permet à l’éleveur d’avoir un rendement minimum de 1000 poules par an à partir de seulement 5 poules (4 poules et 1 coq).  

Des secrets leur ont été donnés sur comment connaître les poules ; les critères à respecter en ce qui concerne leur choix; comment commencer l’élevage ; la manière dont il faut loger les poules et comment les nourrir.

Les participants à la formation ont par ailleurs été édifiés sur la façon dont les poules se reproduisent, leurs maladies et les soins à leur apporter pour ne pas prendre le risque de les voir décimer. En somme, ils ont reçu les 11 clés qu’il faut utiliser pour réussir en élevage de poules locales ou ordinaires.

« L’élevage traditionnel amélioré des poulets locaux comporte plusieurs avantages et la consommation des poulets bio met le consommateur à l’abri des résidus d’antibiotiques, des bactéries et des graisses nocives à la santé. D’où la nécessité d’améliorer les techniques d’élevage tout en gardant son originalité », insiste Pnamnéwé TCHAKPEKA, formateur.

Du côté des participants, la satisfaction a été totale après cette formation de trois jours.

« Je ne regrette pas de m’être inscris à cette formation parce que j’ai beaucoup appris. Avant, je croyais faire bien pour mon élevage. Mais j’ai finalement compris, grâce à cette formation,  que ce n’est pas le cas. Maintenant j’ai appris comment désinfecter le poulailler, comment séparer les poussins de leurs mères, à quel âge les séparer et comment leur donner leur nourriture », témoigne Honorine NADOR, une participante de la troisième vague. « Maintenant, je vais essayer d’aménager mon poulailler et de suivre à la lettre ce que j’ai appris pour améliorer mon élevage », ajoute-t-elle, visiblement satisfaite.

Participants de la 3ième Vague

Bien qu’attiré par l’élevage, Richard ATAMA ne l’a jamais pratiqué. Mais grâce à la formation, il compte désormais se lancer dans ce secteur.

« Il faut reconnaître qu’à l’issue de cette formation, je sors nanti de plusieurs atouts qui me permettront d’entreprendre dans ce domaine », indique-t-il.

A noter qu’une attestation a été délivrée à chacun des 84 participants à la fin de la formation. L’association FEDIA prévoit en organiser d’autres très prochainement à l’intention des éleveurs et jeunes des régions septentrionales.

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